Article Expatries-Paies® · Publié le 7 avril 2026 · Mis à jour le 20 juillet 2026

DSN et mobilité internationale : quelles obligations ?

La mobilité internationale d'un salarié n'exonère pas l'entreprise de ses obligations déclaratives françaises, bien au contraire.


La Déclaration Sociale Nominative (DSN) constitue le socle des obligations déclaratives françaises en matière sociale. La mobilité internationale d'un salarié soulève des questions spécifiques quant à son application.

La DSN reste-t-elle obligatoire en cas de mobilité internationale ?

Oui, dès lors que le salarié demeure rattaché au régime français de sécurité sociale (cas du détachement notamment), l'employeur doit continuer à produire une DSN conforme, incluant les éléments de rémunération versés.

Le cas du PASRAU

Lorsque la DSN ne peut être utilisée (absence de contrat de travail français, salarié non affilié au régime français), la déclaration PASRAU permet notamment la transmission des retenues à la source applicables à certains revenus.

Les cas particuliers du Split Payroll et du Shadow Payroll

Ces dispositifs nécessitent une attention particulière : la part de rémunération versée en France doit être correctement déclarée via la DSN, tandis que la part versée à l'étranger obéit aux règles déclaratives locales.

Notre accompagnement

Nous identifions les obligations déclaratives applicables à chaque situation de mobilité, sécurisons la production de la DSN et du PASRAU lorsque nécessaire, et coordonnons les déclarations avec les obligations locales du pays d'accueil.

Questions fréquentes

Faut-il continuer à déclarer un salarié expatrié en DSN alors qu'il n'est plus rémunéré par la structure française ?
Cela dépend du maintien ou non du contrat de travail avec l'entité française. Si le salarié reste juridiquement lié à l'employeur français, même sans rémunération versée depuis la France, certaines obligations déclaratives peuvent subsister selon la situation, notamment si une partie de la rémunération continue de transiter par la structure française, comme dans un schéma de shadow payroll. Si en revanche le contrat français est suspendu et que la rémunération est intégralement versée par une structure locale sans lien avec la paie française, la déclaration DSN n'a plus lieu d'être pour cette période. Ce point mérite d'être vérifié précisément dossier par dossier, car une déclaration incomplète ou une absence de déclaration injustifiée sont deux erreurs fréquemment repérées lors des contrôles.
Quelles erreurs de DSN en mobilité internationale sont le plus souvent repérées lors d'un contrôle ?
Les erreurs les plus fréquentes concernent le maintien d'une déclaration DSN classique pour un salarié qui a en réalité basculé sur un régime social étranger, l'oubli de mise à jour du statut du salarié lors d'un changement de pays d'affectation, et l'absence de cohérence entre les dates de début ou de fin de mission indiquées en DSN et celles figurant sur le contrat ou le certificat A1. Ces écarts, souvent liés à un manque de communication entre le service RH, le service paie et le salarié en mission, sont précisément ce que les organismes de contrôle recoupent en priorité. Un point de vigilance simple consiste à faire correspondre systématiquement chaque événement de mobilité, départ, changement de pays, retour, à une mise à jour de la DSN correspondante.

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